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Histoire & Patrimoine / villages dans le bocage

Villages dans le Bocage

L´histoire des Cellands commence il y a 4000 ans, comme en témoigne le mégalithe surnommé la Roche au diable qui se dresse au village de la Pilière sur la commune du Grand-Celland

La légende veut que le diable, désireux de contrecarrer Saint-Michel pour l´édification d´une chapelle sur le Mont, perdit une pierre en chemin et y aurait laissé l´empreinte de ses griffes qui ne sont autres que les mortaises de débitage.
Le territoire de Celland fut au Moyen Age divisé en Saint Médard de Celland et Saint-Ouen de Celland et rebaptisé en "Grand" et "Petit" Celland à la Révolution.
Le vent de l´histoire souffle également aux Trois Croix sur la commune du Petit-Celland d´où l´on découvre un large panorama sur la vallée et la silhouette du Mont-Saint-Michel par temps clair.

D´abord en bois puis en granit, les Trois Croix ont été érigées en mémoire de plusieurs victimes de la Révolution et pour rappeler le souvenir des combats qui eurent lieu dans la région entre les Chouans et les Républicains. 

Parmi les figures de la Chouannerie, Jean-Jacques de la Huppe de Larturière, dit Bellavidès, a passé sa jeunesse à Vernix dans le manoir familial de la Douettée.

Vernix possède une église dont les parties les plus anciennes datent de la fin du XIe - début XIIe siècle, notamment le portail occidental de style roman. Son toit à bâtière est caractéristique de l´architecture normande et plusieurs églises du canton sont surmontées de ce type de clocher. Dans les autres cas, souvent détruit par la foudre, il a parfois été remplacé par un clocher en forme de flèche comme à Brécey ou à La Chapelle Urée.

En remontant sur l´autre versant, sur la rive droite de la rivière, une petite église mérite aussi qu´on s´y arrête : l´église de Sainte-Eugienne qui a conservé une chapelle gothique du XIIIe ou XVe siècle. La nef a été remaniée au XVIIIe. Sainte-Eugienne, ancienne commune et paroisse indépendantes, est rattachée à Tirepied depuis 1973.
Localité sans doute très ancienne, Tirepied était formée de deux grands fiefs médiévaux, la seigneurie du Val-de-Sée et celle de Crux. Le premier fut même cédé à Duguesclin en 1386 avant d´être repris par la couronne sous Louis XI qui fit démolir lechâteau. Le second resta dans la famille de Crux du XIe au XVIIIe siècle. 

Tirepied fut une paroisse très prospère puisqu´elle n´en comptait pas moins de 1500 habitants au XVIIIe siècle et fut le chef-lieu du canton sous la Révolution.

Sur les hauteurs, Braffais est aujourd´hui le point de départ d´un circuit pour cyclotourisme, un véloroute, qui par Les Hauts Monts permet d´embrasser du regard toute la vallée. Une aire de repos, liée à l´Autoroute des Estuaires, y est aménagée avec une passerelle pour accéder au Belvédère du Viaduc de Saultbesnon. 

Paroisse ancienne, La Chaise Baudouin faisait partie du diocèse d’Avranches et il semble que des religieux se soient installés aux abords du cimetière actuel, en un lieu qui prit le nom de Monasterium et où se dresse aujourd’hui encore un manoir appelé le Montier. 
Autour de l’église et du manoir poussaient des hêtres qui fournissaient notamment un bois de qualité pour la fabrication des sabots. La Chaise Baudouin ne comptait pas moins, dans la première moitié du XIX e siècle de six ateliers de sabotiers.

Notre-Dame-de-Livoye et Saint-Georges-de-Livoye ont en commun l´appellation dont l´étymologie renvoie à un lieu planté d´ifs. L´église de Notre-Dame possède un retable à colonnes torses, couronné de l´écu de France. A Saint-Georges-de-Livoye, les étangs du Val de Sée, pisciculture, proposent une halte pour la pêche et la détente.

Dans l´église de Saint-Nicolas-des-Bois est conservée la porte dite des Inventaires, éventrée à coups de hache lors des Inventaires de 1906, consécutifs de la loi de Séparation de l´Eglise et de l´Etat. Le Conseil de Fabrique s´était opposé aux délégués chargés de dresser la liste du mobilier et des biens de l´église et qui sont entrés de force dans la nef. 

A Saint-Jean-du-Corail-des-Bois, le plan de l´église a ceci de remarquable que les bras du transept sont triangulaires ou en coin et c´est le seul exemple connu.
Le bourg des Loges-sur-Brécey est attesté depuis le XIIe siècle. Le toponyme est à rapprocher de celui "du Logis", fréquent, principalement dans le Sud Manche. 
En redescendant vers Cuves et à l´entrée du village, est construit sur un bief de la Sée, le moulin de M. Daireaux, ancien meunier en retraite, et il est toujours actionné par trois grandes roues à aube de plus de quatre mètres de diamètre. 
Le moulin date probablement de la fin du XVIIIe siècle. Les mécanismes et les meules pour les trois graines, blé, orge et sarrasin, sont encore en place.

Le village des Cresnays est né de la réunion, juste après la Révolution, de deux paroisses Saint-Pierre-de-Cresnay et Notre-Dame-de-Cresnay. Le croisillon sud de l´église actuelle, dédiée à Saint-Pierre, a été édifié à partir des matériaux provenant de la démolition de l´ancienne chapelle Notre-Dame, qui menaçait de tomber en ruine. Cette église servit également à construire l´école et la mairie.
En limite du canton, La Chapelle Urée, commune très éclatée, doit son nom à l´existence ancienne d´une petite chapelle construite au milieu des bois et dédiée à la Vierge. Selon la légende, elle a échappé à l´incendie qui ravagea le bois. Lieu de dévotion, elle devint "La Chapelle Brûlée" avant de prendre son nom actuel. Aujourd´hui le centre bourg renaît avec la création d´un restaurant et d´un centre d´art qui fut dans les temps anciens un relais de poste à chevaux.



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